Éditions PLEIN CHANT
Apostilles

5 mars 2015


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I - Lectures de moines.


       




II - Lectures de bibliophiles.



  




III - Livres et lecteurs sur les quais.



  




IV - Le Bibliophile Jacob (Paul Lacroix).







V - Délivrez-nous des livres ( ? )



  






VI - Des brochures éparpillées et un livre magique.


                                               




VII - Lecture en famille ou lecture pour séduire.


 
                                      
  



VIII - La lecture sur les quais, devenue en 1878 un motif d'illustration


 
 



IX - Livre conçu, puis enfin lu.


            

La vignette du titre, dessinée par Messonier,  est empruntée à Paul et Virginie, par Bernardin de Saint-Pierre, Paris, L. Curmer, 1838, p. 228.
I. À gauche : Gravure sur bois d'après un dessin de Holbein le Jeune, in Érasme, L'Éloge de la Folie, Leide, 1713, p. 288.
Au centre : Ibid., p. 196.
À droite : Un moine de fantaisie dans Les Songes drolatiques de Pantagruel, planche VI (réimpression Plein Chant, Bassac, 1994). Il représenterait frère Jean des Entommeures, brandissant son bréviaire, qui apparaît pour la première fois au chapitre XXVII de Gargantua.

II. À gauche : Charles Nodier non nommé, dessiné par Tony Johannot dans « L’amateur de livres », par Nodier, in Les Français peints par eux-mêmes [1er vol., L. Curmer, 1840], Paris, Furne et Cie, 1853, t. II, p. 84.
À droite : Gravure sur bois, par Gavarni, dans la même étude.

III.
À gauche : L'un de ceux que l'on appelait vers 1840 des bouquinistes ; non pas vendeurs, mais lecteurs à la sauvette, parfois acheteurs. Plus tard, ils seront dits bouquineurs ou bouquiniers. Dessin par Tony Johannot, dans l'étude citée, t. II, p. 81, au-dessus du titre.
À droite : Physiologie du flâneur, par Louis Huart, Paris, Aubert et Cie – Lavigne, 1841, ch. XIV, p. 100.

IV. Paul Lacroix qui se faisait appeler le bibliophile Jacob, tel qu'il est représenté alors qu'il avait vingt-trois ans, au premier volume des
Soirées de Walter Scott à Paris, recueillies et publiées par M. P.L. Jacob, bibliophile, membre de toutes les Académies, Paris, Eugène Renduel, éditeur libraire, 1829. Le dessin fut attribué à Eugène Sue. Commentaire d'Adolphe Jullien (Miscellanées bibliographiques), repris dans son livre sur Le Romantisme et l'éditeur Renduel (Fasquelle, 1897, p. 22) :
« gravure-caricature si bien dans le goût du temps, où le Bibliophile Jacob est représenté en robe de chambre, en culotte courte, des bas déchirés tombant sur les talons, feuilletant de vieilles chroniques dans un cabinet rempli d’in-folio poudreux, de tentures et d’armures moyen âge. »

V.
À gauche : Dessin par Gavarni, représentant pour annoncer l'étude d'Elias Regnault,  « L’Éditeur »,  (Les Français peints par eux-mêmes  [1er vol., L. Curmer, 1840], Paris, Furne et Cie, 1853, t. II, p. 389) le malheureux éditeur, accablé par la masse de livres et de manuscrits à ingurgiter.
À droite : Monographie de la presse parisienne (par Balzac) in La Grande Ville. Nouveau Tableau de Paris…, Paris, Marescq, 1844, t. II, p. 160. Le dessin représente le lecteur moyen, tellement sollicité par une quantité de vulgarisateurs de l’Allemagne, par l’entremise du livre de Madame de Staël, De l’Allemagne, qu’il n’a plus qu’à s’asseoir sur ces inutiles productions, promises aux rats.
Au-dessous :
L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, par Muguel de Cervantès Saavedra [2 vol. 1605-1615] traduit et annoté par Louis Viardot. Vignettes de Tony Johannot, Paris, J.-J. Dubochet et Cie, 1845, livre I, ch. VI, p. 37. Le curé, le barbier et la gouvernante de Don Quichotte examinent les romans de chevalerie et les livres de poésie qui ont tourné la tête de l’hidalgo devenu chevalier errant, pour savoir si l’on pourrait en conserver quelques-uns, étant entendu que la plupart seront jetés par la fenêtre, destinés au feu.

VI. À gauche : Celui que la poésie – la sienne ? celle des autres ? – endort, dessiné par Lorentz, « Le Poëte », par Émile de La Bédollière, in Les Français peints par eux-mêmes, [1er vol., L. Curmer, 1840], Paris, Furne et Cie, 1853, t. I, p. 15.
À droite : « Histoire héroïque du célèbre ministre Klein-Zach, surnommé Cinabre », ch. VI, in Contes fantastiques de Hoffmann, traduction nouvelle… par P. Christian. Illustrés par Gavarni, Paris, Lavigne, libraire-éditeur, 1843, p. 499. Le docteur Prosper Alpanus et la fée, mademoiselle Rosenschen (Rosette), jouent à qui des deux se montrera le magicien le plus habile. Prosper Alpanus veut ouvrir un livre, mais les feuillets se referment toujours, « en faisant klipp-klapp, klipp-klapp » – avantage à la fée. Alpanus lui propose d’ouvrir à son tour le livre, mais elle ne peut qu'assister à l’envol des feuilles, qui, de plus, prennent des dimensions monstrueuses.

VII.
À gauche : Dessin par Victor Corbay. Couverture de Petits Albums pour rire. N° 7. Vie d’une Parisienne, par G. Janet. 1re partie. Paris, Librairie Maresq, s.d.
À droite : L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, par Muguel de Cervantès Saavedra [2 vol. 1605-1615], traduit et annoté par Louis Viardot. Vignettes de Tony Johannot, Paris, J.-J. Dubochet et Cie, 1845, frontispice. La vignette  pourrait s'intituler Comment séduire une femme en lui lisant un livre.

VIII. Octave Uzanne, Caprices d'un bibliophile, Paris, Édouard Rouveyre, 1878.

IX. Deux collages par
Jean-Benoît Thirion pour son livre, Voici (de bonnes fréquentations), récits, collection « La tête reposée », Bassac, Plein Chant, 1997, au début puis à la fin du livre.
À gauche : L'auteur  et son livre à écrire, encore dans sa tête.
À droite : Le même ayant le plaisir de se relire dans un vrai livre.

La vignette, ci-dessous : Détail d'un dessin de Gavarni, Physiologie de la lorette, par Maurice Alhoy, p. 16.

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